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En préambule à cette page, au nom des Aikibudokas lorrains, je tiens à adresser toutes nos félicitations à M Bernard Boureille notre nouveau Président de Ligue ainsi qu’à celles et ceux qui l’assisteront dans ses fonctions. Nul doute qu’ils aient la volonté d’impulser une nouvelle dynamique dans notre région afin de favoriser l’essor de nos disciplines. La création d’un espace « Aikibudo » au sein de ce site en est l’exemple concret.
Cela conduit à une question que le profane et même certains de nos pratiquants peuvent être amenés à se poser :

« Aikido, Aikibudo, quelle différence ? »

Le but des lignes qui suivent est d’y apporter des éléments de réponse.

En premier lieu, observons l’appellation. Elle est quasiment identique. Nous y retrouvons les syllabes « AI », harmonie, « KI », énergie et « Do », voie. Notre discipline se caractérise par la syllabe « BU », guerre qui sous-tend donc un aspect plus martial. Que l’on se rassure, même si l’esprit demeure, nous ne vivons pas à l’époque des Samouraïs ! Une poétique et belle traduction du nom de notre discipline pourrait être : « La force qui procure la paix ».

En ce qui concerne la pratique, nous allons là aussi retrouver quelques similitudes car les liens familiaux ne se renient pas.
Les principes de nos techniques ont les mêmes fondements : esquive, déséquilibre, projection en utilisant la force et l’énergie de l’agresseur puis contrôle. Ils sont d’ailleurs communs à d’autres Arts Martiaux. Pour ce faire, ils mettent en œuvre les mêmes processus : contraintes par clés articulaires, voire étranglements. Nous n’avons pas d’adversaires, mais des partenaires auxquels nous offrons le vide et contre lesquels nous retournons leur force. Cela implique une bonne gestion des différentes phases du mouvement permettant ainsi aux protagonistes de réaliser l’« AIKI », l’union des énergies. N’ayant pas d’adversaires, la notion de compétition est étrangère à nos disciplines, mais cela n’exclut pas l’existence de « Randoris » combats livrés contre un ou plusieurs adversaires, armés ou non.

Alors, où est la différence ?

Elle réside dans le contenu des programmes, certains aspects y étant plus développés que d’autres selon la discipline. A cela s’ajoute quelques spécificités, ainsi en Aikibudo nous pratiquons les « sutemis » (techniques de projection réalisées en sacrifiant son équilibre, des « Jime Waza » (étranglements), des (Kaeshi Waza » techniques de renversement, etc... Notre autre singularité vient de la pratique du « Katori Shinto Ryu », entièrement dévolue au travail des armes traditionnelles japonaises : bokken, katana, bo, naginata entre autres (après tout, l’ arme n’est que le prolongement du bras et de la main !). C’est l’une des plus anciennes, si ce n’est la plus ancienne école de maniement d’armes du Japon. Notre différence se fonde enfin sur une question d’antériorité, l’Aikido de O Sensei Ueshiba étant une discipline plus récente. En appui à cette assertion, rappelons qu’à ses débuts, O Sensei a pratiqué l’Aikibudo.

Un historique succinct tiendra lieu de conclusion à ce rapide exposé.
Il comportera trois points : son origine au Japon, son arrivée en France et son développement en Lorraine.

1. / Sa source :

L’Aikibudo est un Art Martial Ancestral. Il trouve son origine dans la mythologie japonaise car ce qui peut-être considéré comme l’une de ses premières manifestations est relaté dans le « Livre des choses anciennes », datant de 712, lors d’un récit contant la lutte entre les dieux Katori et Kashima.
La tradition martiale japonaise est codifiée au 10ème siècle avec l’apparition du Bushido, code d’honneur des Samouraïs et l’avènement des Daimyos (grandes familles) telles les Minamoto qui sont à l’origine du Daito Ryu Aikijujutsu. Installés à Takeda, en pays de Kai, ils y fondèrent la lignée éponyme, leur plus illustre descendant étant Takeda Shingen (voir « Kagemusha » d’Akira Kurosawa).
Les techniques martiales se transmirent de générations en générations. Après un passage consécutif à un mariage dans la famille Saigo, Me Sokaku Takeda (1860-1943) les enseigna à partir de 1898 à des personnes n’appartenant pas à la famille.

Me Morihei Ueshiba fût alors l’un de ses disciples. En 1928, Me Jigoro Kano, fondateur du Judo envoya ses meilleurs élèves parmi lesquels Yoshio Sugino et Minoru Mochizuki étudier le Daito Ryu Aikijujutsu chez O Sensei Ueshiba. Me Minoru Mochizuki acquit très vite une position importante dans cette école si bien, qu’après la seconde guerre mondiale, Me Ueshiba lui confia la tâche de la développer en Europe et plus particulièrement en France.

2./ Son développement en France :

L’histoire de l’Aikibudo en France peut se décliner en quelques dates :
- 1951 : arrivée de Me Minoru Mochizuki.
- 1954 : de retour au Japon, il demande à Me Morihei Ueshiba de déléguer Me Abe Tadashi en France.
- de 1954 à1957 : formation au Japon par Me Minoru Mochizuki d’un jeune judoka français : Me Jim Alcheik.
- 1957 : retour en France de Me Jim Alcheik qui devient le représentant pour la France et pour l’Europe de l’Aikido­Jujutsu. Il crée la Fédération Française d’Aikido-Taijutsu et Kendo (F.F.A.T.K).
- 1962 : La disparition de Me Jim Alcheik en Algérie entraîne une scission au sein de la F.F.A.T.K.
- 1963 : Me Minoru Mochizuki informé de la situation par Me Alain Floquet, assistant de Me Jim Alcheik envoie son fils Hiroo en France.
- 1964 : la F.F.A.T.K et la Fédération d’Aikido de Maître Abe se regroupent au sein de la Fédération Française de Judo et Disciplines associées (F.F.J.D.A).
- 1966 : Me Alain Floquet est nommé directeur technique de l’école Aikido-Yoseikan
- 1973 : création par Me A. Floquet du Cercle d’Etudes et de Recherches en Aiki et Kobudo (CERA).
- 1978 : O Sensei Minoru Mochizuki confère le 7ème Dan à Me A. Floquet en faisant ainsi son représentant pour l’Europe.
- 1980 : O Sensei Mochizuki demande à Me A. Floquet de substituer le nom originel d’Aikibudo à celui d’Aikido.
- 1983 : création de la Fédération Française d’Aikido, Aikibudo et Affinitaires (F.F.A.A.A).
(Source de ce qui précède : la préface de M Claude Jalbert pour l’ouvrage de Me A. Floquet : « De l’Aikido Moderne à l’Aikibudo ».)

Précision utile : Me Minoru Mochizuki est le Maître de référence pour l’Aikibudo (le travail des armes n’étant pas exclu). Quant à Me Sugino Yoshio c’est le Maître de référence pour le Katori Shinto Ryu, le travail des armes traditionnelles japonaises, (il a réglé tous les combats du film « les 7 Samourais » d’Akira Kurosawa). Pour cette école, il convient aussi de ne pas oublier l’apport considérable de Me Hatakeyama Goro. Pour le travail historique et ancestral l’Aikibudo se réfère à l’école du Daito Ryu Aikijujutsu de Me Takeda Tokimune.

3./ L’Aikibudo en Lorraine :

C’est au cours des années 1973 qu’il y commence son implantation. Lilian Poletti, élève de Me A. Floquet , arrivé en Lorraine, à Joeuf plus précisément, pour des raisons professionnelles, y crée le premier club d’Aikibudo.

Paul-Patrick et son père Paul HARMANT, bientôt rejoint par son frère Daniel comptent alors au nombre de ses élèves. Ce sont eux qui développèrent l’Aikibudo dans notre région puisque l’on doit à Paul-Patrick la création des clubs de Homécourt, Auboué, Valleroy, puis, après avoir été contacté par Jean-Paul Masson (alors 3ème Dan de judo) de celui de Mont-Saint-Martin, de Montois la Montagne, de Veymerange, de Nancy.
Alors que Paul contribuait à l’essor du club de Joeuf, Daniel, pour sa part, reprenait celui d’Auboué. A noter que Vincent Maïezza, à l’issue de ses années de formation par la famille HARMANT a ouvert le club de Sainte-Marie-aux-Chênes.

L’investissement de la famille Harmant a valu à Daniel (5ème Dan Aikibudo, 3ème Dan de Katori) de se voir confier la responsabilité technique de la région Lorraine.

Paul-Patrick (6ème Dan Aikibudo, 5ème Dan Katori), a, pour sa part, des fonctions plus importantes car, en qualité de délégué technique fédéral, il a en charge la zone est composée des régions Alsace, Franche-Comté, Champagne Ardennes et Lorraine.

Il a également une stature internationale car, à cette responsabilité, s’ajoute celle de délégué technique adjoint pour la fédération Internationale d’Aïkibudo.